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Vous constatez des trous dans les palmes de votre palmier ? De la sciure au pied du tronc ? Des pousses déformées au centre de la couronne ? Il est possible que votre arbre soit attaqué par le papillon du palmier.

Ce ravageur, scientifiquement nommé Paysandisia archon, représente aujourd’hui une menace sérieuse pour de nombreuses espèces de palmiers en France, notamment dans les régions du sud et sur la façade atlantique. En Gironde par exemple, il est bien implanté depuis plusieurs années.

Dans cet article, vous allez apprendre à reconnaître le papillon du palmier, comprendre son cycle de vie, identifier les symptômes d’une infestation et découvrir les solutions efficaces pour protéger durablement vos palmiers.

Le papillon du palmier : un ravageur discret mais redoutable

Le papillon du palmier est originaire d’Amérique du Sud. Il a été introduit accidentellement en France au début des années 2000 via l’importation de palmiers.

L’adulte est un grand papillon diurne, pouvant atteindre jusqu’à 11 cm d’envergure. Il possède :

  • des ailes antérieures marron
  • des ailes postérieures orange avec des taches noires et blanches

Son vol a lieu généralement de mai à début octobre.

Le papillon adulte est inoffensif. Le danger vient des larves.

La chenille, blanchâtre, peut mesurer jusqu’à 8 cm de long. C’est elle qui creuse des galeries à l’intérieur du stipe (le tronc du palmier) et provoque des dégâts parfois irréversibles.

Comment reconnaître une attaque de papillon du palmier ?

paysandisia archon papillon du palmier

Les symptômes apparaissent progressivement. Plus l’infestation est ancienne, plus les signes sont visibles.

Voici les principaux indicateurs :

  • Présence de sciure collante sur le tronc
  • Palmes trouées ou déchirées de manière asymétrique
  • Déformations des jeunes pousses centrales
  • Galeries visibles à la base des palmes
  • Amas fibreux rejetés par les chenilles
  • Cocons en forme de fagot dans le stipe
  • Dessèchement progressif des palmes
  • Dépérissement général du palmier

Un palmier stressé par la chaleur, la sécheresse ou l’âge est plus vulnérable.

Si l’attaque est importante et non traitée, elle peut entraîner la mort de l’arbre.

Comprendre le cycle de vie pour mieux intervenir

Pour lutter efficacement contre le papillon du palmier, il faut agir au bon moment.

Une femelle peut pondre entre 150 et 200 œufs, déposés à la base des jeunes palmes ou à la surface du stipe. Ces œufs ressemblent à de petits grains de riz et éclosent en 12 à 21 jours.

Après l’éclosion :

  1. Les jeunes chenilles pénètrent rapidement dans les tissus du palmier.
  2. Elles creusent des galeries longitudinales pouvant atteindre 20 à 30 cm.
  3. Elles se nourrissent des fibres internes.
  4. Elles nettoient quotidiennement leurs galeries, rejetant sciure et déjections.

Le cycle complet peut durer entre un et deux ans. Les chenilles passent par neuf stades larvaires et peuvent rester cachées longtemps dans le tronc.

Au printemps, elles remontent vers le sommet du stipe pour former leur cocon et entamer leur métamorphose. C’est une période stratégique pour intervenir.

Lutte biologique : la solution privilégiée pour les particuliers

En France, la lutte contre le papillon du palmier n’est pas obligatoire pour les particuliers, sauf dans les parcelles professionnelles de culture ou de vente. Il est classé comme Organisme Réglementé Non de Quarantaine.

La méthode la plus accessible et respectueuse de l’environnement repose sur l’utilisation de nématodes.

Les nématodes Carpo

Les nématodes sont de micro-organismes naturels. Appliqués en solution aqueuse, ils pénètrent dans les galeries et parasitent les larves.

Ils bloquent leur alimentation et entraînent leur mort.

Pour une efficacité optimale :

  • Traitez entre mars-avril et juillet
  • Puis entre septembre et octobre
  • Réalisez au moins deux applications par période
  • Respectez un intervalle d’environ 20 jours entre traitements

La zone à traiter, notamment le cœur du palmier, doit être humide. Il est recommandé d’intervenir le soir, tôt le matin ou par temps couvert, lorsque les températures ne sont pas trop élevées.

Ce traitement doit être renouvelé chaque année pour assurer une protection durable.

Lutte physique : agir mécaniquement

Lorsque l’infestation est avancée, des actions mécaniques peuvent être nécessaires.

Cela consiste à :

  • Abattre les palmiers morts ou fortement dépérissants avant l’émergence des adultes
  • Réaliser un curetage des galeries pour retirer larves et cocons
  • Installer des dispositifs de capture

Certaines interventions, comme l’application de glu spécifique, doivent être réalisées par des professionnels agréés.

La lutte physique permet de limiter la propagation vers les palmiers voisins.

Lutte chimique : encadrée et réservée aux professionnels

Les traitements chimiques ne peuvent être appliqués que par des professionnels disposant d’une autorisation spécifique.

Ils utilisent des spécialités commerciales homologuées et interviennent dans un cadre réglementé.

Pour les particuliers, la solution biologique reste la plus adaptée.

Prévenir plutôt que guérir

Jardin écologique

Un palmier affaibli est plus vulnérable. La prévention joue donc un rôle essentiel.

Voici quelques bonnes pratiques :

  • Surveiller régulièrement les palmes et le stipe
  • Retirer rapidement les palmes fortement atteintes
  • Maintenir un arrosage adapté en période de sécheresse
  • Éviter les blessures sur le tronc
  • Mettre en place un traitement préventif annuel aux nématodes

Un diagnostic précoce augmente fortement les chances de sauver l’arbre.

Le papillon du palmier en Gironde : une vigilance accrue

En Gironde et dans d’autres départements du sud-ouest, la présence du papillon du palmier est désormais bien installée.

Le climat favorable et la densité de plantations facilitent sa propagation.

Si vous habitez dans une zone à risque, la surveillance annuelle et le traitement préventif deviennent essentiels.

Conclusion : protéger durablement vos palmiers

Le papillon du palmier est un ravageur discret mais destructeur. Ses larves peuvent affaiblir gravement votre palmier en creusant l’intérieur du tronc pendant plusieurs mois, parfois plusieurs années.

La clé réside dans :

  • l’identification rapide des symptômes
  • la compréhension du cycle biologique
  • l’intervention au bon moment
  • l’utilisation de solutions adaptées

La lutte biologique à base de nématodes constitue aujourd’hui la méthode la plus accessible et respectueuse pour les particuliers.

Si vous observez des signes suspects ou souhaitez mettre en place une stratégie de prévention efficace, l’accompagnement d’un professionnel du paysage permet d’agir avec précision et sécurité.

Préserver vos palmiers, c’est préserver la structure et l’esthétique de votre jardin.

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